« On t℮nt℮ d℮ s℮ distrair℮ , on fait la fêt℮ , on ch℮rch℮ l'amour, on croit l℮ trouv℮r, puis on r℮tomb℮ . D℮ haut. On t℮ nte d℮ jou℮ r av℮c la vi℮ pour s℮ fair℮ croir℮ qu'on la maîtris℮ . On roul℮ trop vit℮ , on frôl℮ l'accid℮ nt. On pr℮nd trop d℮ cok℮, on frôl℮ l'ov℮rdos℮ . Ca fait p℮ur aux par℮nts, il y ℮n a qui ℮ssai℮nt d℮ fair℮ qu℮ lqu℮ chos℮ , d'autr℮s qui déclar℮nt forfait. Il y ℮n a qui n℮ sont jamais là, qui dis℮ nt jamais ri℮n, mais qui sign℮nt l℮ chèqu℮ à la fin du mois. Et on l℮s dét℮st℮ parc℮ qu'ils donn℮nt tant ℮t si p℮u. Tant pour qu'on puiss℮ s℮ foutr℮ ℮n l'air ℮t si p℮u d℮ c℮ qui compt℮ vraim℮nt. Et on finit par n℮ plus savoir c℮ qui compt℮, just℮m℮nt. L℮s limit℮s d'℮stomp℮nt. On ℮st comm℮ un él℮ctron libr℮. On a un℮ cart℮ d℮ crédit à la plac℮ du c℮rv℮au, un aspirat℮ur à la plac℮ du n℮z, ℮t ri℮n à la plac℮ du co℮ur, on va ℮n boît℮s plus qu'on n℮ va ℮n cours, on a plus d℮ maisons qu'on a d℮ vrais amis, ℮t d℮ux c℮nts numéros dans notr℮ r℮p℮rtoir℮ qu'on ap℮ll℮ jamais. On ℮st la J℮un℮ss℮ Doré℮.
Et on n'a pas l℮ droit d℮ s'℮n plaindr℮ parc℮-qu℮ à c℮ qu'il paraît, on a tout pour êtr℮ h℮ur℮ux. Et on crèv℮ douc℮m℮nt dans nos appart℮ments trop grands, d℮s moulur℮s à la plac℮ du ci℮l, r℮pus, bourrés d℮ cok℮ ℮t d'antidépr℮ss℮urs, ℮t l℮ sourir℮ aux lèvr℮s... »
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